Le CNP entretient des relations étroites avec plusieurs institutions, sociétés savantes et autres CNP, afin de renforcer la coordination, l’expertise et la représentativité de la spécialité.

La FSM

La FSM est une association réunit les Conseils Nationaux Professionnels (CNP) de toutes les spécialités médicales. 

Elle a pour missions de : 

  • fédérer l’ensemble des CNP afin d’organiser un travail collégial et un dialogue inter-spécialité indépendant des modes d’exercice
  • Améliorer la qualité et la sécurité des pratiques et des soins par la production d’analyse, de recommandations et d’outils (registre de pratique par exemple)
  • Coordonner des réflexions et des travaux sur des sujets d’intérêts communs, en particulier dans le champ du DPC et du maintien des compétences des médecins
  • Jouer un rôle d’interface avec les pouvoirs publics par une convention, signée avec le Ministère de la santé en 2010 et reconduite chaque année depuis
  • Favoriser le dialogue avec les autres professions de santé et diffuser l’information à l’ensemble des acteurs de la spécialité.

https://specialitesmedicales.org/

CNP partenaires

CNP MIR

Le CNP MIR regroupe l’ensemble des composantes de la discipline MIR :

  • La Société de Réanimation de Langue Française (SRLF)
  • Le Collège des enseignants de Médecine Intensive – Réanimation (CeMIR)
  • Le Collège de Réanimation des Hôpitaux Extra-Universitaires de France (CREUF)
  • Le Syndicat des Médecins Réanimateurs (SMR)
  • L’association des Réanimateurs du Secteur Privé (ARDSP)
  • Le Groupe Francophone de Réanimation et d’Urgences Pédiatriques (GFRUP)
  • L’Association Nationale des Jeunes Médecins Intensivistes – Réanimateurs (ANJMIR)
  • La sous-section 48-02 du Conseil National des Universités

Le CNP MIR a pour mission de représenter la spécialité Médecine Intensive Réanimation dans toute la diversité de ses activités et modes d’exercice.

Il intervient sur le champ de la qualité des soins, la compétence des professionnels et l’évolution de la spécialité MIR.

Ses missions incluent l’organisation de l’expertise, l’élaboration de référentiels et de recommandations, la mise en place de registres épidémiologiques et le suivi des réformes. Il est sollicité par les instances officielles (ministères, ARS, employeurs) pour des missions dépassant le cadre du développement professionnel continu.

Le CNP-MIR assure également des audits hospitaliers, mène des réflexions sur l’organisation de la MIR en collaboration avec d’autres CNP et organise une journée annuelle professionnelle.

CNP IADE

Le CNP IADE regroupe le Syndicat National des Infirmiers Anesthésistes (SNIA) et le Comité d’Entente des Écoles IADE (CEEIADE).

Le CNPIA est une instance de réflexion, d’expertise et de coordination nationale pour la profession d’infirmier(e)-anesthésiste.

Il a pour missions de :

  • participer à la réflexion sur la formation universitaire, le développement professionnel continu des infirmier(e)s-anesthésistes et la recherche en sciences infirmières spécialisées en anesthésie, réanimation, urgences et prise en soin de la douleur.
  • concevoir le référentiel de certification périodique des IADE et participer à sa mise en oeuvre
  • contribuer à l’amélioration de la prise en charge, de la qualité et la sécurité des soins ainsi qu’au développement des compétences des infirmier(e)s- anesthésistes.
  • contribuer à la promotion, à la validation et à la diffusion de la recherche en sciences infirmières spécialisées en anesthésie, réanimation, urgences et prise en soin de la douleur.
  • être un interlocuteur des autorités publiques en matière de santé et collaborer avec les autres collèges de professionnels de santé, les autres acteurs médico-sociaux et les associations d’usagers. Il émet des avis sur des coopérations interprofessionnelles

https://cnpia.fr

CNP Chir (cardiaque)

Le CNP ARMPO collabore avec l’ensemble des autres CNP, et notamment les CNP des différentes spécialités chirurgicales.

A l’instar du CNP ARMPO, chacun regroupe en son sein l’ensemble des composantes de sa discipline : sociétés savantes, enseignants, syndicats de praticiens libéraux et syndicats de praticiens hospitaliers, et parfois d’autres composantes en fonction de la discipline.

Comme tout CNP, ils ont pour mission l’organisation d’une réflexion commune et indépendante sur :

  • Le développement professionnel continu,
  • L’accréditation de la démarche qualité dans la pratique professionnelle,
  • L’évaluation et l’analyse de la pratique professionnelle,
  • L’acquisition, la validation et l’évolution des compétences,
  • Les procédures de recertification,
  • L’analyse professionnelle des recommandations et référentiels,
  • Enfin, tout autre sujet relatif à la qualité des pratiques.

Associations partenaires

CFAR

Association Loi 1901, le Collège Français des Anesthésistes Réanimateurs réunit toutes les composantes de la discipline : 

  • La SFAR
  • Le CNEAR
  • Le SNPHARE
  • Le SNARF
  • Le SNJAR

Il remplit plusieurs missions pour accompagner les anesthésistes-réanimateurs, qui s’articulent autour de la formation, de la sécurité des soins et de l’accompagnement du parcours professionnel.

1. Formation et Développement Professionnel Continu (DPC)

  • Adéquation de la formation : Il veille à ce que la formation initiale soit en phase avec les besoins réels de la pratique professionnelle.
  • Qualité de la formation continue : Il assure la qualité des formations proposées et valide celles relevant de son champ d’expertise.
  • Organisme de DPC : Reconnu comme organisme de DPC, il propose et organise des programmes et des actions de formation (locales, nationales ou supranationales) conformes aux méthodes et orientations réglementaires.

2. Qualité et Sécurité des Soins

  • Gestion des risques : Le CFAR travaille sur l’analyse et la maîtrise des risques pour renforcer la sécurité des patients.
  • Accréditation des médecins : En tant qu’organisme agréé, il organise l’accréditation des médecins et des équipes.
  • Évaluation des pratiques professionnelles (EPP) : Il organise l’évaluation et l’amélioration des méthodes de travail des médecins.

3. Certification et Valorisation du Parcours

  • Certification périodique : Le CFAR participe à la mise en œuvre de la future certification périodique des professionnels de santé, qui vise à valoriser leur parcours professionnel tout au long de leur carrière.

4. Santé au Travail et Relation Patient

  • Garantir la qualité de vie au travail : Il œuvre pour l’amélioration de la santé au travail des médecins.
  • Optimiser la relation patient : Il veille à la qualité de la relation entre les médecins et leurs patients.

Chaque membre titulaire de l’association s’engage par ailleurs à respecter une stricte transparence concernant ses liens d’intérêts pour garantir l’indépendance de l’organisme.

Ordre des médecins

L’Ordre des médecins est un organisme de droit privé chargé d’une mission de service public. Il agit comme une structure administrative, juridictionnelle et de défense pour la régulation de la profession médicale.

Ses différentes missions sont :

1. Régulation et gestion de la profession

L’Ordre assure le contrôle de l’accès à la profession et des conditions d’exercice :

  • Gestion du Tableau : L’inscription au tableau de l’Ordre est obligatoire pour tout docteur en médecine souhaitant exercer en France (à l’exception des médecins des Armées). Le Conseil départemental vérifie les titres, la moralité et la maîtrise de la langue française des postulants.
  • Contrôle de l’indépendance : L’instance examine les contrats passés entre médecins ou avec des structures de soins pour garantir leur indépendance professionnelle.
  • Autorisations d’exercice : Il gère les installations, les remplacements et les qualifications professionnelles des praticiens.

2. Garant de la déontologie et rôle juridictionnel

L’Ordre veille au respect des principes de moralité, de probité et de dévouement indispensables à l’exercice médical.

  • Code de déontologie : L’Ordre propose les évolutions de ce code, qui est intégré au code de la santé publique sous forme de décret.
  • Pouvoir disciplinaire : Il dispose de chambres disciplinaires (présidées par des magistrats) chargées de sanctionner les manquements déontologiques ou les fautes professionnelles. Les sanctions peuvent aller jusqu’à l’interdiction d’exercer.
  • Conciliation : En cas de différend entre un patient et un médecin, ou entre confrères, le Conseil départemental organise obligatoirement une tentative de conciliation avant toute poursuite disciplinaire.

3. Organisation des soins et santé publique

L’Ordre participe activement à la structuration du système de santé :

  • Permanence des soins : Il coordonne, en lien avec les pouvoirs publics, l’organisation des gardes et des urgences sur l’ensemble du territoire.
  • Démographie médicale : L’instance mène des enquêtes sur la répartition géographique des médecins pour éclairer l’aménagement du territoire.
  • Veille sanitaire et prévention : Il collabore avec l’État sur les problèmes de santé publique, l’éducation à la santé et la lutte contre les dérives sectaires.

4. Conseil des pouvoirs publics et représentation

L’Ordre sert d’interlocuteur privilégié entre la profession et les institutions :

  • Rôle consultatif : Il donne son avis sur les projets de lois, de décrets ou de règlements relatifs à la santé qui lui sont soumis par les autorités.
  • Représentation : Il porte les intérêts de la profession médicale et des patients auprès des institutions françaises, européennes (comme le Conseil européen des Ordres des médecins) et mondiales.

5. Solidarité professionnelle

Enfin, l’Ordre exerce une mission d’entraide en gérant des fonds destinés aux médecins ou à leurs familles faisant face à des difficultés ou des drames de la vie. Il coordonne également un observatoire dédié à la sécurité des médecins dans leur exercice professionnel.

https://www.conseil-national.medecin.fr

Le service de santé des armées

Le Service de santé des armées (SSA) est un organisme interarmées français dont les origines remontent à un édit royal de 1708.

Il a pour mission première le soutien médico-chirurgical des forces armées françaises et des organismes du ministère des Armées, en toutes circonstances et sur tous les territoires. Son action s’articule autour de plusieurs axes majeurs :

1. Le soutien opérationnel et la prise en charge des blessés

La mission régalienne du SSA est d’assurer le soutien santé des forces en opérations, avec pour objectif de préserver leur intégrité physique et psychique. Cela comprend :

  • La chaîne de soins en opération : Organisée en quatre niveaux, elle va des gestes d’urgence sur le terrain (postes médicaux) au traitement chirurgical vital (antennes chirurgicales), jusqu’à l’hospitalisation sur le théâtre d’opérations et la rééducation finale en France.
  • Les évacuations médicales : Le SSA organise les évacuations tactiques (sur le théâtre) et stratégiques vers la métropole, notamment via des dispositifs comme Morphée.
  • Le soutien psychologique : Une attention particulière est portée aux blessures psychiques, avec des recherches cliniques innovantes pour traiter les troubles spécifiques aux militaires.

2. La médecine de proximité et le suivi de l’aptitude

Le SSA contrôle la condition physique et mentale des militaires tout au long de leur vie.

  • Aptitude médicale : Il détermine si un militaire est apte au service ou à des missions spécifiques.
  • Prévention : Cela inclut la mise en condition (vaccinations, éducation sanitaire) et le suivi des séquelles après les missions.
  • Soins courants : Il assure la médecine de proximité pour les militaires, mais aussi pour les anciens combattants et les familles des militaires.

3. Contribution à la santé publique

Bien que sa priorité soit militaire, le SSA est un acteur de la santé publique en collaboration avec le ministère de la Santé.

  • Hôpitaux ouverts à tous : Les Hôpitaux d’Instruction des Armées (HIA) accueillent tous les assurés sociaux et participent au service public hospitalier.
  • Plans de secours : Le service contribue aux plans gouvernementaux (canicule, pandémies grippales, Biotox).
  • Protection NRBC : Le SSA est expert en radioprotection et dans la réponse aux risques nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques (NRBC), notamment par la fabrication d’antidotes ou de comprimés d’iode.

4. Missions interministérielles et humanitaires

Le personnel et l’expertise du SSA sont mis à disposition d’autres ministères :

  • Intérieur : Soutien de la Gendarmerie nationale et des unités de pompiers militaires (BSPP, BMPM).
  • Transports : Expertise médicale pour le personnel navigant de l’aviation civile.
  • Affaires étrangères : Mise en œuvre de missions humanitaires lors de catastrophes naturelles ou d’épidémies mondiales.

5. Fonctions supports spécialisées

Pour remplir ses missions, le SSA assure ses propres besoins dans des domaines de pointe :

  • Recherche et Innovation : Recherche biomédicale et épidémiologie pour répondre aux contraintes des milieux militaires.
  • Ravitaillement sanitaire : La Pharmacie centrale des armées produit des médicaments spécifiques, et la chaîne logistique assure la maintenance du matériel médical.
  • Transfusion sanguine : Le Centre de transfusion sanguine des armées (CTSA) collecte et fournit les produits sanguins nécessaires aux forces, même en opération.
  • Vétérinaire et Dentaire : Le SSA assure le soin des animaux militaires, la sécurité alimentaire et les soins odontologiques.

Enfin, le SSA assure la formation initiale et continue de ses cadres (médecins, pharmaciens, infirmiers) au sein de ses propres écoles.

https://www.defense.gouv.fr/sante